Métissage, magie et pharmacopée médiévale
Sur fond d'appareil cyclopéen, rouge écarlate, en écho aux teintures à la garance ou la cochenille "Pierres et fleurs cumulent leur sens symbolique avec leurs vertus bienfaisantes ou néfastes. (…)
Les floraires sont proches des herbiers ; ils introduisent dans la pensée médiévale le monde des "simples", des recettes de bonne femme et des secrets des herboristeries monastiques. (…)
Echapper à ce monde vain, décevant et ingrat, c'est de bas en haut de la société médiévale, la tentative incessante. Aller retrouver de l'autre côté de la réalité terrestre mensongère (…) la vérité cachée, (…), telle est la préoccupation majeure des hommes du Moyen Àge.
D'où le recours constant aux médiateurs d'oubli, aux créateurs d'évasion. Aphrodisiaques et excitants, philtres d'amour, épices, breuvages d'où naissent les hallucinations, il y en a pour tous les goûts et pour tous les moyens. Les sorcières de village en procurent aux paysans, les marchands et les physiciens aux chevaliers et aux princes."

Extraits " La civilisation de l'Occident médiéval", Jacques Le Goff, Paris, 1964.

 

Je remercie les éditeurs de tissus d'ameublement Casal, Decortex, Jero, Nobilis, Nya Nordiska, J. Pansu pour leur soutien à mon travail et leurs superbes tissus.