La nature, lieu d'apparition, de disparition
Une forêt profonde, un ciel aux nuages changeants, le fond de l'océan. Sous le feuillage, une apparition : des ballons rouges, des sirènes, suspendus dans le vent.
Des sirènes, il ne reste plus que le bas du corps, traversé par le vent.
Objets en disparition, objets de la disparition.

À terre, quelques restes : baudruches dégonflées, lambeaux de tissu, ossements des victimes, papiers déchirés, débris d'autres assemblages ; un livre d'enfant, quelques jouets cassés.
Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme, mais quelquefois… ça disparaît.
Sous le feuillage, la plage entre le ciel et l'eau.
Entre les larmes et l'envol, quelque chose se perd.
Comme les fruits incongrus, œufs rouges inféconds, des ventres qui se vident ; un essaim de sirènes, poupées gonflables, queues de poisson, en érection.
Des têtes, des queues, sans queue ni tête.